jeudi 5 février 2009

L'âge ingrat


Je reviens de quelques jours passés en famille en compagnie, entre autres, de mon frère de 16 ans et cela m’a permis de me pencher sur un phénomène hyper mystérieux, j’ai nommé l’adolescence …

En général, plus on vieillit et plus on en a un souvenir ému … On se dit que finalement, les « années lycée » étaient peut-être les plus belles de notre vie. On était jeune, avec des millions de possibilités et notre plus gros problème résidait dans la dissert’ de philo qu’il fallait rendre le lendemain …

Et bien, tout ce que j’ai à dire, c’est qu’on a la mémoire courte !

Prenez, par exemple, ma propre expérience (au hasard) : j’étais timide, boulotte, toujours boudinée dans des vêtements certifiés « super à la mode » par ma mère et toujours affublée d’une « meilleure copine pour la vie » sadique qui me demandait, invariablement si son jean taille 34 ne la grossissait pas trop !

Laissez moi donc vous dresser la liste de tout ce qui ne me manque pas de cette période bénie :

Le prof de math qui s’entêtait devant mon mutisme à me faire résoudre, au tableau, des équations à mille inconnues. Au passage, j’en profite pour confirmer ce qu’on a tous pensé et/ou dit : non, je n’ai encore jamais eu l’occasion d’appliquer le théorème de Pythagore dans ma vie d’adulte et encore non, le fait de ne pas connaître mes tables de multiplication n’est pas un handicap puisque je manie la calculette avec une dextérité rare !

Le prof de sport qui ricanait quand j’étais bloquée au premier nœud de la corde du même nom, avec la grâce d’un hippopotame en tutu – et celui-là je le mets au défi d’attraper le métro en courant, perché sur des talons de 12 cm !

Ma mère, qui, tous les soirs sans exception, commençait ses phrases par « Bonjour, ça c’est bien passé à l’école ? Tu as fait tes devoirs ? Tu as rangé ta chambre ? »

Tout le reste de la famille qui, eux, au téléphone, commençaient toutes leurs phrases par « comment ça va à l’école ? » (ce qui a été remplacé aujourd’hui par « T’en es où dans tes recherches de boulot ? » ! Comme quoi, rien ne change vraiment !).

Mes goûts musicaux suspects, en plein boom des boys bands (je vous passe les détails…).

Mes goûts vestimentaires tout aussi suspects, en plein dans les années 90 …

Les « persécuteurs » du lycée (l’équivalent français du capitaine de l’équipe de foot et de la prom queen) qui m’affublaient de surnoms hauts en couleurs et qui, au passage, ont fini, pour la plupart équipiers au McDo …

Voilà pourquoi, plus de 10 ans après, je relativise le poids du loyer / des factures / des impôts et même du chômage en me disant que le pire est peut-être derrière (on se rassure comme on peut …) !

J’en profite pour vous signaler un nouveau venu dans notre blogroll : le blog photo (super belles, les photos !) de THE husband of notre desperate working wife nationale alias xeal665 … allez-y faire un tour (sans vouloir vous commander !).

La duchesse

8 commentaires:

Stéphanie a dit…

J'avoue que tout y est !
Peut-être un oubli sur les hormones en folie qui font que l'autre sexe devient juste une véritable obsession (enfin pr moi en tt cas).

Sur facebook, j'ai intégré le réseau "j'ai survécu au Lycée Notre Dame du Voeu" (déjà avec le nom vous pouvez imaginer le délire). Et là, je m'aperçois que 10 ans après : les mêmes profs y sont encore, ceux-là mêmes qu'on trouvait tarés une décennie plus tôt n'ont pas bougé d'un poil, le même lycée avec ambiance pourrie.
Par contre, on avait le droit de fumer (mêmes des roulées pour les rebelles, wououh !).

Stef,
un brin nostalgique quand même...

Six and the city a dit…

C'est vrai, je n'ai pas parlé des hormones ... mais bon, comme je n'avais pas tellement de succès avec le sexe opposé ... j'ai pas vraiment vu l'intérêt !!!!
La duchesse (pas nostalgique pour un sou !)

Olivia (à Paris) a dit…

Ah oui...le lycée...hmm..J'ai été catapultée dans un lycée catho privé, pour pouvoir faire un bac arts appliqués, et moi qui venait de banlieue, boulotte, très mal dans sa peau, le contact avec ces petites morues bobos je m'en souviens encore..
Le pire fut avant, le collège, alors j'étais blonde platine , des sourcils rivalisant avec ceux d'Emmanuel Chain, the chemise bûcheron, beaucoup de kilos en trop, un appareil dentaire avec elastique....Damned!

Six and the city a dit…

Ahhh le collège ... effectivement, c'était pire mais comme, selon mes souvenirs, on était tous plus ou moins moche et qu'on cherchait tous notre style, je me suis dit que c'était moins grave comme période ...
La duchesse

Kali a dit…

ah l'adolescence!! je suis 200% d'acc' avec toi: nostalgique du lycée? pas folle la guêpe!
d'ailleurs quand tu les entends parler les djeuns de 16 ans eh ben ce qui te fais le plus peur c'est pas qu'ils ont l'air cons comme des manches à balais ni qu'ils ont des centres d'intérêts aussi passionnants que le prochain contrôle de maths ou le nouveau petit copain de Marion mais que quelque part tu te rends compte que t'étais pareille à l'époque et ça, ça te donne pas vraiment envie de faire marche arrière!

Six and the city a dit…

Oui c'est vrai, sauf que, quand même, ils sont comme on était mais en plus pire (parce que la mode tectonik, on a encore rien trouvé de pire !!)
La duchesse

Anonyme a dit…

Il y a aussi l'acné, les cheveux gras, la bave qui nous vient aux lèvres dès qu'une jupe approche (vi vi, c'est le point de vue masculin là) ... je compatis pour les tenues vestimentaires improbables et les goûts musicaux (moi c'était la pleine période de l'acid music, de la house ... mais la période "glorieuse", les débuts, avant que ça ne vire vilain avec la dance et tous les dérivés).
Bonne journée m'dame "six" ...

valerie a dit…

ahhhh les année lycées sont loin...j'avoue préférer maintenant quand même !!!
bonne fin de week-end
val